Alors que la ministre des Finances, Karine Keller-Sutter, prévoyait des pertes financières pour la Confédération, l’exercice 2025 s’est finalement soldé par une amélioration sensible. Pour le PS Suisse, ces erreurs à répétition témoignent d’une politique financière guidée par des choix idéologiques, au détriment de la population. Plutôt que de serrer les cordons chaque année pour ensuite constater une situation financière bien plus positive qu’escomptée, il est urgent d’investir dans l’avenir.
Les comptes 2024 étaient déjà nettement meilleurs que prévu. Pour 2025, les chiffres affichent à nouveau une amélioration de plus d’un milliard de francs. « Année après année, le scénario se répète : on nous annonce des finances très serrées pour finalement finir avec des excédents », critique le vice-président du PS Suisse Baptiste Hurni. « Cette politique financière sert uniquement à justifier la réduction des dépenses publiques, avant de faire passer ensuite de nouveaux privilèges fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises. Cela pèse lourdement sur la classe moyenne et sur celles et ceux qui peinent à joindre les deux bouts aujourd’hui. »
Pour le PS Suisse, cette situation, loin d’être nouvelle, montre que le paquet de démantèlement 2027 ne correspond pas à la réalité financière du pays. « Les problèmes financiers identifiés, servant de justification à ce paquet, sont en réalité bien moins importants que ce que la majorité de droite prétend constamment », déclare la conseillère nationale socialiste Laurence Fehlmann Rielle (GE). « Si ces écarts avaient été correctement anticipés lors de l’élaboration du budget, des investissements essentiels auraient pu être réalisés. »




