La majorité de droite de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) s’est ralliée à la majorité du Conseil des États dans le cadre de la mise en œuvre de la motion Ettlin : les conventions collectives de travail (CCT) déclarées de force obligatoire doivent primer sur les salaires minimaux cantonaux et communaux, même si elles prévoient des salaires inférieurs. Le PS Suisse critique vivement cette décision. Il s’agit non seulement d’une attaque contre le pouvoir d’achat, mais aussi contre des décisions prises démocratiquement.
« Dans sa forme actuelle, ce projet constitue une attaque frontale contre le pouvoir d’achat des personnes concernées, déjà largement sous pression », déclare le conseiller national socialiste Emmanuel Amoos (VS).
Les salaires minimaux cantonaux et communaux sont le résultat de décisions démocratiques prises par la population locale. « Les contourner par une loi fédérale constitue une violation de la Constitution et du fédéralisme. Le Conseil fédéral et les cantons l’ont clairement établi », poursuit Emmanuel Amoos. « Le maintien des droits acquis n’y change pas grand-chose, car les salaires minimaux concernés seront progressivement dévalorisés sans adaptation au renchérissement — et les projets en cours dans d’autres cantons et communes seront massivement limités. »
Le PS Suisse condamne fermement cette attaque frontale contre les salaires minimaux et combattra de toutes ses forces la modification de la loi.



