Lorsqu’on est pauvre dans un pays riche

En Suisse personne ne meurt de faim. Mais selon les statistiques officielles, plus d’un million de personnes sont pauvres ou directement menacées de tomber dans la pauvreté. On ne la croise pas à tous les coins des rues de nos villes modernes, et on ne veut pas la rendre trop visible car elle peut noircir l’image d’un pays qui affiche une des meilleures qualités de vie au monde.
Pas d’impunité pour les fraudeurs
Le Conseil fédéral confirme qu’il rejette l’initiative pour la fraude fiscale lancée par l’UDC, le PLR et le PDC, tout comme le contre-projet du Conseil national. Le PS soutient pleinement la décision du Conseil fédéral. L’initiative comme le contre-projet servira uniquement à protéger les fraudeurs fiscaux des poursuites pénales et à instrumentaliser la place financière suisse pour en faire une plaque tournante de l’argent sale.
L’Assemblée des délégué-e-s décide d’un vote général sur la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020
Les délégué-e-s du PS Suisse, réunis aujourd’hui à Castione (TI), ont soutenu la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020 et lance le processus pour un vote général de la base du PS. Le OUI à la Stratégie énergétique 2050 a également été adopté à l’unanimité des délégué-e-s.
La majorité de droite attaque la sécurité sociale
Le PS a combattu aujourd’hui en Commission des Finances (CdF-N) la motion adoptée par la majorité de droite intitulée « réduire les dépenses liées ». Avec cette motion, l’UDC et le PLR, ainsi que leurs alliés, attaquent directement la sécurité sociale. En clair : les domaines concernés par les coupes seront l’AVS, l’AI, les prestations complémentaires ou les subsides d’assurance-maladie.
La protection de l’enfant et de l’adulte dans les mains des professionnels
La professionnalisation de la protection de l’enfant et de l’adulte fait ses preuves, comme le montre aujourd’hui le rapport sur l’APEA du Conseil fédéral. L’APEA (Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte) travaille avec des personnes – et parmi eux de nombreux enfants – qui se trouvent dans des situations de vie particulièrement difficiles. Ce travail, demandant une grande sensibilité, est entre les mains de personnes spécialisées formées aux difficultés du métier. C’est pourquoi le PS est convaincu de l’actuel fonctionnement de l’APEA. Cette Autorité doit encore s’améliorer, mais son démantèlement ne doit pas être à l’agenda politique.
La nécessité de réviser les PC ne doit pas être un alibi pour des mesures d’austérité
Le PS entend contrer le fait que la révision des prestations complémentaires ne soit utilisée comme programme de démantèlements sociaux. L’augmentation attendue depuis longtemps des montants maximaux pris en compte au titre du loyer ne doit pas servir de prétexte pour couper dans les subsides aux primes de l’assurance-maladie ou pour d’autres mesures d’austérité. Le PS va s’engager pour une révision sociale des prestations complémentaires dans le cadre de la procédure parlementaire.
La Présidence du PS demande un vote général sur la réforme de la prévoyance vieillesse
Les membres du PS devraient définir la position du parti sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 au travers d’un vote général. Si le Comité directeur du PS Suisse devait adopter la proposition de la Présidence, l’Assemblée des délégué-e-s du 1er avril se déterminera sur la mise en œuvre d’un vote général.
La réforme équilibrée de la prévoyance vieillesse trouve une majorité au Parlement
Aujourd’hui, le Parlement a montré un sens aigu des responsabilités et a accepté la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. L’augmentation de 840 francs de l’AVS permet de maintenir le niveau actuel des rentes. Cette réforme aura ainsi de grandes chances d’être acceptée par le peuple, ce qui n’aurait pas été le cas avec un projet de pur démantèlement.
Politique d’austérité : le personnel de la Confédération paie les pots cassés
L’annonce de la suppression de 57 places de travail dans le domaine informatique au sein de la Confédération est la conséquence de la politique d’austérité voulue par les partis de droite au Parlement et au Département des finances. « Ceux qui participent au démantèlement de l’Etat prennent le risque de mettre à mal des prestations essentielles », s’indigne Ursula Schneider Schüttel, conseillère nationale (FR).
Prévoyance vieillesse 2020 : seule la variante des Etats peut dégager une majorité
Dans le cadre du projet de prévoyance vieillesse 2020, la majorité du Conseil national tente d’aboutir à une politique provocatrice de démantèlement social. Elle joue ainsi avec le feu, sachant qu’une large majorité de la population s’oppose clairement à un démantèlement des rentes. Alors que le sujet est sur la table depuis près de 20 ans, la Berne fédérale continue à refuser une réforme sociale afin de stabiliser les rentes des retraité-e-s. C’est pourquoi le Comité du PS60+ appelle les Chambres fédérales à se rallier à la proposition du Conseil des Etats, solution équilibrée et judicieuse.
Mesures insuffisantes contre l’augmentation de valeur des sols et des logements
Les modifications de la « Lex Koller », telles que mises en consultation aujourd’hui par le Conseil fédéral, ne vont pas suffisamment loin pour enrayer la spirale à la hausse des prix de l’immobilier et des logements, l’éviction des caisses de pension du marché immobilier ou encore la pression sur le franc. Il aurait été préférable d’étendre la « Lex Koller » à l’acquisition par des personnes à l’étranger de terrains industriels ou de parts dans des fonds immobiliers.
La solution du Conseil des Etats est déjà un compromis
Le PS rejette fermement les tentatives récentes du PLR, de l’UDC et du pvl de transformer la réforme des retraites en un véritable projet de droite. La solution du Conseil des Etats est un compromis. L’abaissement du taux de conversion et l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes ne seront possibles qu’au travers d’un renforcement des rentes de l’AVS de 840 francs par année. Le PS ne fera pas d’autres concessions – et ce avec le soutien de la population, si nécessaire.
