Le PS Suisse salue le contre-projet direct à l’initiative sur l’approvisionnement médical présenté aujourd’hui par la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Pour garantir un approvisionnement fiable, il faut une stratégie pharmaceutique publique, des règles claires contre la maximisation des profits de l’industrie pharmaceutique et davantage de transparence sur le marché des médicaments.
« Aujourd’hui, plusieurs facteurs empêchent une planification efficace et nous rendent vulnérables aux pénuries d’approvisionnement dans le domaine médical », déclare la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz (VD). « Il faut donc se réjouir que le Conseil fédéral, avec son contre-projet direct, propose plusieurs mesures à court, moyen et long terme pour assurer la sécurité de l’approvisionnement. »
De nombreux principes actifs ne sont aujourd’hui produits que par deux à cinq fabricants, souvent dans des usines isolées en Chine ou en Inde. Cela montre à quel point la coopération internationale est importante. « La Suisse doit diversifier son marché, fixer des règles claires et veiller à leur respect. Le marché des médicaments est bien trop opaque — une réglementation est urgente », déclare le conseiller national et co-président du Groupe socialiste aux Chambres fédérales Samuel Bendahan (VD).
Le PS Suisse se félicite en outre expressément que, grâce à l’engagement de la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider, la Confédération se voie attribuer davantage de compétences en matière d’achat et de production de médicaments et qu’elle souhaite renforcer la coopération internationale. Avec une industrie pharmaceutique publique qui développe et fabrique elle-même des médicaments, l’État pourrait faire contrepoids à la logique de profit des grands groupes. Le PS Suisse s’engagera dans le cadre du processus parlementaire pour que ce contre-projet direct renforce un système de santé abordable et accessible et mette un frein à la recherche du profit au détriment de l’approvisionnement.




