Le PS Suisse salue le programme d’armement présenté dans le message sur l’armée 2026. Pour la première fois depuis des années, le Conseil fédéral fixe les bonnes priorités : la protection de l’espace aérien, la défense contre les drones et la résilience de l’infrastructure de commandement. En revanche, le PS rejette le crédit supplémentaire pour le F-35.
« Le programme d’armement du message sur l’armée 2026 est le meilleur de ces dernières années », déclare Franziska Roth, conseillère aux États socialiste (SO). « La Confédération investit enfin dans ce dont la Suisse a vraiment besoin : une défense aérienne moderne contre des menaces réelles, telles que les drones, les missiles de croisière et les cyberattaques. Il s’agit d’une orientation judicieuse de la politique de sécurité suisse, adaptée aux menaces. »
Le PS soutient l’acquisition coordonnée de moyens de défense aérienne terrestre — soutenue au niveau européen par l’European Sky Shield Initiative — ainsi que du nouveau système radar. Il salue également la coopération européenne en matière de guerre électronique.
L’acquisition de nouveaux pistolets pour un montant de 50 millions de francs est en revanche une dépense inutile au vu de la situation actuelle en matière de menaces. « Au lieu d’investir dans des armes de poing, la Confédération devrait consacrer davantage de moyens à la défense contre les mini-drones », souligne Franziska Roth. « L’armée n’a encore aucune expérience dans ce domaine, les cycles d’innovation sont courts — il faut donc plus de marge de manœuvre. »
F-35 : rejeter le crédit supplémentaire — l’acquisition reste une erreur
Si le PS soutient les bonnes priorités du programme d’armement, il rejette tout aussi clairement le crédit supplémentaire de 394 millions de francs pour le F-35. « Nous avons critiqué l’acquisition du F-35 dès le début — et ce crédit supplémentaire confirme nos craintes initiales quant à l’explosion des coûts », explique Franziska Roth. « Le fait que moins d’avions soient désormais livrés ne fait que démontrer une fois de plus que ce projet est coûteux, rigide et qu’il ne correspond pas à la stratégie de sécurité suisse. » Le PS rejette également les coûts induits par l’acquisition du F-35, tels que les travaux de construction sur les aérodromes.



