La politique d’austérité de la droite a entraîné un transfert des responsabilités de la Confédération vers les cantons. La modification du statut de protection S présentée aujourd’hui par le Conseil fédéral laisse désormais à ces derniers le soin de déterminer le niveau de soutien accordé aux réfugié-es dans un contexte de guerre d’agression de Poutine qui redouble d’intensité, avec des conséquences désastreuses pour les personnes concernées majoritairement des femmes seules avec enfants. Le PS Suisse critique cette décision.
« Avec la modification prévue, l’aide aux réfugié-es s’apparentera désormais à une loterie : à l’avenir, le quotidien de ces personnes, majoritairement des femmes seules avec enfants, dépendra du canton dans lequel elles résident. C’est irresponsable », déclare le conseiller national socialiste Jean Tschopp (VD). Aujourd’hui, le Conseil fédéral a présenté les modifications relatives au statut S pour l’Ukraine dans un contexte de guerre d’agression de Poutine qui redouble d’intensité. Celles-ci mettent en évidence les conséquences dramatiques de la politique d’austérité menée par la droite. « Nous avons maintes fois mis en garde contre le transfert des responsabilités de la Confédération vers les cantons en matière de mesures d’intégration. La majorité de droite l’a imposé. Et aujourd’hui, ce sont précisément celles et ceux qui ont dû quitter leur pays à cause de la guerre d’agression menée par Poutine qui en font les frais. »
Au lieu de restreindre la protection, nous devons favoriser l’intégration. La Confédération doit continuer à assumer ses responsabilités envers les réfugié-es et garantir des normes uniformes dans toute la Suisse en la matière. Parallèlement, il faut renforcer, et non affaiblir, les mesures d’intégration — notamment en matière d’accès au marché du travail dans un contexte de pénurie de personnel dans plusieurs secteurs d’activités, d’apprentissage de la langue, ou encore de mesures de soutien telles que l’accueil extrafamilial d’enfants.



