Le Conseil national souhaite introduire une taxe de 50 francs pour les urgences hospitalières. Le PS Suisse rejette catégoriquement ce projet. Cette taxe entraînera des coûts supplémentaires élevés et un véritable chaos administratif dans les hôpitaux. Après l’augmentation de la franchise minimale, ce projet constitue en outre un pas de plus vers une médecine à deux vitesses. Le Conseil des États doit désormais corriger cette décision.
« Cette taxe touche une nouvelle fois les plus démuni-es : les personnes à faibles revenus, les retraité-es et les malades chroniques », déclare la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz (VD). Beaucoup de personnes renonceront à des traitements médicaux indispensables pour des raisons financières. « Cette taxe a un effet dissuasif. Elle conduit les gens à consulter trop tard en cas de doute, ce qui entraîne des risques pour la santé et des coûts induits plus élevés. »
« Ce texte entraînera des coûts supplémentaires élevés en raison de l’énorme charge administrative qu’il implique. Parallèlement, il renforce les inégalités entre les gens : personne ne devrait avoir à se demander si elle ou il peut se permettre de recourir à une aide médicale », déclare la conseillère nationale et vice-présidente du PS Suisse Valérie Piller Carrard (FR). « Le Conseil des États doit désormais rejeter ce monstre bureaucratique qui conduit à une médecine à deux vitesses. »




