
Actualités
Recommandations de vote du 14 juin 2026
Ce que nous défendons
Parti
Le Parti socialiste
Structures et comités du parti
Personnes
Personnes dans le PS
Dans une récente prise de parole relayée dans la presse romande[1], la Commandante de la Police cantonale vaudoise encourage les femmes victimes de violences liées au genre à porter plainte, y compris lorsqu’elles se trouvent sans statut légal en Suisse. Je cite l’article : « Sylvie Bula insiste sur le message adressé aux victimes sans statut légal : elles peuvent bénéficier d’un hébergement d’urgence jusqu’à 60 jours et ne devraient pas avoir peur de dénoncer les violences subies ».
Cette volonté affichée d’encourager le recours à la police et à la justice mérite d’être saluée. Toutefois, elle entre en contradiction avec une réalité préoccupante : certaines victimes sans titre de séjour ou en séjour irrégulier risquent, du fait même de leur plainte, d’être dénoncées pour séjour illégal et de faire ensuite l’objet d’une condamnation voire d’une décision d’expulsion.
Autrement dit, des femmes qui sollicitent la protection des autorités contre des violences conjugales, domestiques ou sexuelles peuvent se retrouver exposées à une « double peine » : subir les violences, puis être sanctionnées administrativement ou pénalement pour leur présence sur le territoire.
De tels cas sont avérés à Genève [2],[3] ; dans le Canton de Vaud, on ignore la situation.
Une telle situation est susceptible de produire un effet dissuasif majeur sur l’accès des victimes à la justice et à la protection policière. Elle soulève également des questions importantes quant à la cohérence de l’action publique et au respect des engagements internationaux de la Suisse, notamment dans le cadre de la Convention d’Istanbul, qui prévoit que les victimes de violences doivent pouvoir accéder à la protection sans crainte de conséquences liées à leur statut migratoire [4].
Dans sa réponse à ma question orale sur ce sujet : Victimes de violence de genre et condamnées pour séjour illégal : quels sont les chiffres ? [5], le Conseil d’État a indiqué ne pas disposer ni de chiffres ni de statistique et y invoque l’art. 50 de la Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration, récemment modifié.
Or, cet article concerne les personnes disposant déjà d’un titre de séjour fondé sur le mariage ou le regroupement familial et souhaitant le conserver malgré la dissolution de la vie commune en raison de violences subies. Cette référence apparaît dès lors sans lien avec la question posée qui concernait les personnes sans statut légal ou en séjour irrégulier.
Afin de pouvoir lutter contre l’effet dissuasif d’une possible sanction du point de vue du droit des étrangers lorsqu’une victime dépose plainte, il est nécessaire de pouvoir documenter ce phénomène. En effet, la politique publique de lutte contre la violence fondée sur le genre ne peut être pleinement crédible si elle ne vise pas toutes les victimes, y compris les plus précaires qui s’exposent à des conséquences migratoires en sollicitant précisément la protection des autorités.
A ce titre, on ne peut que s’étonner de l’absence de réponse et de l’absence de statistiques alors que le BEFH publie un flyer intitulé [6]Avec ou sans permis vous avez des droits renvoyant à MalleyPrairie et au CSP, mais qui n’indique pas les références policières. Est-ce donc un message caché aux victimes sans permis pour qu’elle ne pas s’adressent pas à la Police au risque de se voir condamnées pour séjour illicite ?
Au-delà des conséquences pour les victimes elles-mêmes, une telle situation comporte également un risque important pour la collectivité : lorsque des victimes renoncent à porter plainte par crainte de poursuites liées à leur statut migratoire, les auteurs échappent aux poursuites, aux condamnations, avec un risque accru de récidive.
L’absence de réponses convaincantes, de données précises et de statistiques justifient dès lors le dépôt d’un postulat. Dans ce contexte, afin de se conformer à la Convention d’Istanbul qui interdit toute discrimination en fonction de la situation migratoire pour les victimes de violence de genre, les soussigné·e·s ont l’honneur de demander au Conseil d’État un rapport qui examine les pistes permettant d’établir :
[1] 24h du 20 avril 2026 https://www.24heures.ch/vaud-laugmentation-de-la-violence-preoccupe-la-police-cantonale-811256863243
[2] Le Courrier, 24 septembre 2025 https://lecourrier.ch/2025/09/24/la-triple-peine-des-femmes-sans-papiers/
[3]https://odae-romand.ch/breve/femmes-sans-papiers-prioriser-lexpulsion-au-detriment-dune-prise-en-charge-adequate/
[4] Article 4 § 3 CV Istanbul ; FRI – institut suisse d’études juridiques féministes et gender law. Article 2021 Avis de droit sur la portée du principe de non-discrimination dans la Convention d’Istanbul.
[5] https://www.vd.ch/gc/depute-e-s/detail-objet/objet/26_HQU_71/membre/639096
[6]https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dec/befh/violence_domestique/Campagne_femmes_migrantes_Dpliant_A5.pdf
Premier-ère signataire
Date de dépôt
Canton de dépôt
Commune de dépôt
Le plus simple est de remplir en ligne le formulaire d’adhésion ci-contre.
Tu décides toi-même de l’engagement qui te convient le mieux.
Afin de réaliser ses actions et son travail politique, le PS compte surtout sur l’engagement de ses membres. Mais la défense de nos valeurs nécessite aussi des moyens financiers.
Les cotisations des membres sont fixées, différemment, par les partis cantonaux et les sections locales et dépendent de ton revenu imposable. Nous suivons nos propres exigences politiques : celle ou celui qui gagne peu, paie peu, et celle ou celui qui gagne beaucoup, participe davantage aux coûts du parti et de sa politique.
En règle générale, les cotisations annuelles sont de l’ordre de 80 CHF pour les personnes à faible revenu et progressent à quelques centaines de francs pour les personnes à haut revenu.
Ces cotisations sont perçues annuellement.
Bien sûr ! Il n’est absolument pas nécessaire de posséder le passeport suisse pour pouvoir adhérer au PS.
Toute personne vivant en Suisse doit pouvoir participer aux débats politiques.
Tu as différentes possibilités de t’engager. Si tu veux être actif-ve au niveau local, adresse-toi à la section de ta commune de domicile.
C’est aussi le lieu le plus adapté pour t’engager dans une fonction publique ou un service au sein de l’administration (Conseil communal, Commission scolaire, Commission sociale…)
Tu peux également faire valoir ton savoir et ton savoir-faire en exerçant une fonction interne au parti. Le PS recherche toujours des personnes désirant s’engager dans l’organisation du parti (communes, districts, canton, commissions thématiques).
Il suffit de manifester ton intérêt aux responsables de ta section. C’est la section qui désigne les candidat-es du PS pour des fonctions publiques.
Ta section locale est souvent aussi le point de départ du processus de nomination interne au parti pour les candidatures au gouvernement cantonal (par exemple au Grand Conseil).
Aucune, excepté ta cotisation. Le partage de nos valeurs et de nos convictions est tout de même une condition préalable. Cela ne signifie pas pour autant de partager l’intégralité des positions du PS.
Les membres de la Jeunesse socialiste ont la possibilité d’adhérer gratuitement au PS jusqu’à l’âge de 26 ans. Une demande correspondante peut être envoyée par courriel à [email protected].
Les statuts du PS Suisse interdisent l’adhésion simultanée à plusieurs partis suisses.
Les doubles nationaux peuvent être membres du PS Suisse et d’un parti frère étranger, par exemple du SPD allemand ou du Partito Democratico italien. L’adhésion au PS Suisse est gratuite pour les membres de partis frères, pour autant qu’ils puissent prouver qu’ils versent une cotisation à un parti socialiste dans leur pays d’origine.
Oui, même à l’étranger, tu peux t’impliquer dans la politique en tant que membre du PS Suisse. Si tu es domicilié à l’étranger, tu deviens automatiquement membre du PS International.
Ce que tu peux attendre du PS.
Tu es proche de la politique : nous t’envoyons nos invitations, nos newsletters ainsi que notre magazine “Socialistes”. Tu peux réseauter avec des personnes partageant les mêmes idées que toi.
Tu peux apprendre des autres et apporter tes propres connaissances et compétences à différents niveaux au sein du parti.
Ensemble, créons un avenir meilleur !
Pas de démocratie sans formation. Nous te proposons des webinaires et des séminaires et nous t’offrons la possibilité d’acquérir des connaissances générales et d’échanger sur des thèmes politiques actuels.