La CSSS-N souhaite faire du projet de révision des rentes de survivants un contre-projet à l’initiative du Centre visant à supprimer le plafonnement des rentes des couples mariés. Les personnes survivantes devraient payer pour que les nouvelles et nouveaux retraité-es marié-es puissent bénéficier de meilleures rentes. Le PS Suisse critique vivement ces propositions et continuera de s’engager pour un système de retraite digne pour toutes et tous.
La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) a discuté cette semaine de la réforme des rentes de survivant-es, du plafonnement des rentes de couple et du financement de la 13e rente AVS. Selon ses propositions, les nouvelles et nouveaux retraité-es marié-es devraient bénéficier de la suppression du plafonnement des rentes, tandis que les retraité-es actuel-les n’e retireraient aucune amélioration. Cette mesure doit être financée par la réforme des rentes de survivants. « Les personnes survivantes devraient ainsi passer à la caisse pour financer de meilleures rentes pour les couples mariés nouvellement retraités. C’est inacceptable », critique la co-présidente du PS Suisse Mattea Meyer.
À l’origine, le projet de révision des rentes de survivants devait éliminer l’inégalité de traitement existante en matière de rentes de survivants et améliorer ainsi la situation des veufs. En liant les deux objets, la majorité de la CSSS-N présente un projet à l’opposé de ces objectifs. « La Suisse a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour son traitement inégalitaire des veuves et des veufs. Au lieu d’améliorer la situation des veufs, on veut maintenant détériorer celle des veuves. C’est intolérable. Il faut une adaptation à la hausse, pas à la baisse », souligne la vice-présidente du PS Suisse Valérie Piller Carrard. « Le fait que même les rentes en vigueur des veuves et des veufs sans enfants soient supprimées est une insulte pour les personnes concernées. »
Mettre en œuvre dès maintenant la 13e rente AVS
La CSSS-N a également débattu du financement de la 13e rente AVS. Elle propose une solution de financement temporaire par une augmentation de la TVA jusqu’en 2030. « Cela revient à torpiller la décision claire de la population en faveur d’une 13e rente AVS », poursuit Valérie Piller Carrard. « Au lieu de créer une base de financement stable, on propose une solution temporaire d’environ 3 ans pour une prestation permanente, ce qui est complètement absurde. »