Au Département de la défense, les débâcles et les coûts supplémentaires massifs s’enchaînent : alors qu’un crédit supplémentaire de 400 millions de francs est demandé pour le F-35, le système Patriot prend au moins cinq ans de retard et la surveillance aérienne ne fonctionne pas comme prévu. Dans le même temps, le Conseil fédéral souhaite accélérer encore le réarmement en augmentant la TVA de 0,8 %. Pour le PS, une chose est claire : cela ne peut plus continuer ainsi. Le Conseil fédéral doit présenter une planification de renonciation afin que des fonds soient à nouveau disponibles pour des projets qui renforcent réellement la sécurité de la Suisse dans la situation actuelle de la menace.
« Le fait que le Conseil fédéral doive demander un crédit supplémentaire de 400 millions de francs pour le F-35 confirme ce que nous critiquons depuis longtemps : cette acquisition entraîne des coûts supplémentaires considérables. Le Conseil fédéral doit maintenant mettre fin à cet achat et miser sur une alternative européenne », déclare le conseiller national socialiste Pierre-Alain Fridez (JU). « Mais au lieu d’assurer enfin une transparence totale sur les risques, les retards et les coûts supplémentaires de tous les projets d’armement, le Conseil fédéral veut, avec l’augmentation de la TVA, dépenser encore plus que le budget de 1 % du PIB décidé par le Parlement. C’est irresponsable. »
De grandes incertitudes subsistent également concernant le système de défense aérienne terrestre Patriot. Ni la date de livraison définitive, ni l’étendue concrète des prestations, ni les éventuels coûts supplémentaires ne sont actuellement clarifiés. « Dans le cas d’un projet de plusieurs milliards de francs, essentiel pour la politique de sécurité, de telles questions fondamentales ne peuvent rester en suspens », poursuit Pierre-Alain Fridez. « Si le Conseil fédéral envisage réellement la mise en place d’un système parallèle, il faudra résilier les accords conclus avec les États-Unis et trouver impérativement une solution européenne. »
Pour le PS, une chose est claire : il faut une transparence totale sur les risques, les retards et les coûts supplémentaires liés à tous les achats d’armement. Le Conseil fédéral doit présenter une planification de renonciation afin que des fonds soient à nouveau disponibles pour des projets qui renforcent réellement la sécurité de la Suisse dans la situation actuelle de la menace. Tant que ce plan n’existe pas, aucun autre engagement financier ne doit être pris. Les personnes qui gaspillent des milliards de francs provenant des impôts ne devraient pas avoir l’audace de réclamer encore plus d’argent aux contribuables.
