La population suisse a nettement rejeté aujourd’hui l’initiative extrême de l’UDC. Le PS Suisse se réjouit de cette victoire historique pour une Suisse solidaire et ouverte. Ce résultat sans équivoque est un signal adressé à l’UDC et aux forces populistes de droite : la population ne veut plus d’initiatives Schwarzenbach 2.0 et tient à des relations stables avec l’UE. Il s’agit d’un signal positif en vue des futurs débats sur les Bilatérales III.
« L’UDC voulait revenir à une époque sombre où des personnes sans perspectives et sans droits arrivaient en Suisse pour y être exploitées comme main-d’œuvre bon marché », déclare le co-président du PS Suisse Cédric Wermuth. « La population a dit non. Elle a de ce fait rejeté une attaque directe contre la protection des salaires. »
Le PS Suisse remercie les milliers de personnes qui se sont engagées à ses côtés dans la campagne du non, ainsi que le conseiller fédéral Beat Jans pour son travail exemplaire.
L’UDC empoisonne la culture politique suisse
Il s’agit de la deuxième défaite d’une initiative de l’UDC cette année. « Ce parti devient de plus en plus trumpisme : il fait campagne avec des armes, enchaîne les dérapages et empoisonne notre culture du débat politique », poursuit Cédric Wermuth. « La population l’a bien compris : ce ne sont pas les migrant-es qui font grimper les loyers, ce sont les groupes immobiliers et le lobbyisme de centre-droit qui les soutient au parlement. »
La voie bilatérale doit être poursuivie
« Nous avons montré dans cette campagne à quel point cette initiative était extrême. La population défend les droits humains et veut des relations stables avec l’UE, pas un système à la Trump », déclare la co-présidente du PS Suisse Mattea Meyer. Pour le PS Suisse, ce résultat donne un nouvel élan au débat sur les Bilatérales III. « Nous nous tournons désormais vers le Centre et le PLR : leurs élus-es au Conseil des États doivent prendre ce signal au sérieux. »