Le PS Suisse prend acte de la conclusion des négociations visant à moderniser l’accord de libre-échange avec la Chine et en examinera le résultat avec attention. Pour le PS, une chose est d’ores et déjà claire : il faut des dispositions contraignantes et des mécanismes de mise en œuvre effectifs pour protéger les droits humains et les droits du travail.
« Depuis des années, le travail forcé systématique fait partie intégrante des chaînes d’approvisionnement chinoises. L’accord de libre-échange avec la Chine doit donc prévoir des mécanismes effectifs permettant de protéger les droits humains et les droits du travail, et sanctionner les violations », déclare le conseiller aux États socialiste Carlo Sommaruga (GE). Le Conseil fédéral a annoncé aujourd’hui la conclusion des négociations. « De simples déclarations d’intention ne suffisent pas. Les libéralisations commerciales sont particulièrement efficaces lorsqu’elles sont assorties d’engagements sociaux et écologiques contraignants », poursuit Carlo Sommaruga. C’est précisément ce que démontre une étude récente commandée par le Groupe socialiste aux Chambres fédérales.
Après les résultats insuffisants obtenus avec la Malaisie et le Mercosur, il est à craindre que le Conseil fédéral mise une nouvelle fois, dans le cadre de l’ALE avec la Chine, sur un libre-échange sans garde-fous ni mécanismes de protection contraignants. « Jusqu’à présent, le Conseil fédéral refuse d’associer le libre-échange à des mécanismes de protection contraignants. C’est une erreur lourde de conséquences, qui remet fondamentalement en cause sa stratégie en matière de commerce extérieur », conclut Carlo Sommaruga.