Le Conseil fédéral envisage une hausse de la TVA pour l’armée moins importante que prévu initialement. Pour le PS Suisse, une chose est claire : même une augmentation de 0,5 point de pourcentage sur douze ans en vue d’un réarmement supplémentaire est une erreur. L’objectif de 1 % du PIB adopté par la majorité bourgeoise du Parlement est suffisant si l’armée se concentre sur des menaces réalistes.
Le fait que le Conseil fédéral entende désormais consacrer 80 % des dépenses à des scénarios de menaces probables et ne prévoie plus que 20 % pour une guerre conventionnelle hautement improbable est positif pour le PS Suisse. « Cette orientation est la bonne. La Suisse doit se concentrer sur les cyberattaques, la désinformation, les drones, les missiles et la protection des infrastructures critiques », déclare Mattea Meyer, co-présidente du PS Suisse. « Si cette hiérarchisation des priorités est prise au sérieux, il n’y a pas besoin d’une nouvelle augmentation de la TVA, mais d’un plan de renoncement contraignant. »
Cela implique également que le DDPS règle enfin ses problèmes d’acquisitions. Le projet F-35 doit être abandonné, car ce bombardier furtif ne correspond pas aux scénarios de menace les plus probables. Concernant le programme Patriot, il faut trouver une alternative européenne plutôt que de prendre un risque financier supplémentaire. Les fonds ainsi libérés doivent être réaffectés aux domaines qui renforcent réellement la sécurité de la population.
Le Conseil fédéral souhaite en outre affaiblir le service civil. Le PS s’y oppose fermement. « Le service civil protège concrètement la population : dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les institutions sociales, dans le domaine de l’environnement et en situation de crise », déclare le conseiller national socialiste Benoît Gaillard (VD). « Si l’on veut renforcer la sécurité de la population et la résilience du pays, on ne doit pas s’en prendre au service civil. »

