Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui deux rapports relatifs à des postulats déposés par la conseillère nationale Samira Marti. Ces rapports, émanant du département du conseiller fédéral Beat Jans, reconnaissent clairement qu’il est nécessaire d’agir tant en matière de protection de l’enfant dans le droit de l’asile et le droit des étrangers que dans le cadre de l’hébergement de réfugié-es par des particuliers. Pour le PS, une chose est claire : les paroles doivent désormais être suivies d’actes.
Les enfants ont des droits, quel que soit leur statut de séjour. Le fait que le Conseil fédéral reconnaisse qu’il existe des lacunes en matière de bien-être des enfants dans le domaine de l’asile et que l’hébergement de réfugié-es par des particuliers est un atout pour toutes les parties concernées est un signal important. »
Le rapport sur le bien-être de l’enfant montre que la Suisse ne met pas suffisamment en œuvre, dans tous les domaines, ses obligations en matière de droit d’asile et de droit des étrangers découlant de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Le Conseil fédéral partage l’avis selon lequel le bien-être de l’enfant doit être davantage pris en compte dans les procédures d’asile, les renvois et le regroupement familial. Pour le PS, une chose est claire : des procédures adaptées aux enfants, un hébergement adéquat et l’accès à l’éducation ne doivent pas rester de vaines promesses.
Les expériences tirées de la guerre en Ukraine confirment en outre ce que le PS réclame depuis longtemps : les familles d’accueil et les hébergements privés constituent un véritable moteur d’intégration. Le contact direct avec la population locale facilite considérablement l’intégration sociale, culturelle et professionnelle. « Nous appelons les cantons et les communes à développer activement l’hébergement privé », déclare le conseiller national socialiste Jean Tschopp (VD). « La collaboration avec la société civile n’est pas une solution de secours, mais un modèle d’avenir. »
